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Les Voisins de la Place

Bla bla bla bla
sarah-k : Oui ! Je veux bien chanter mais en aucun cas, je prends le RER.
castor : Ne pas prendre le RER est effectivement une sage décision.
sarah-k : Tu es à Paris ?
castor : Oui, oui
sarah-k : Ah ! Ben, on se voit alors.
castor : Le dernier bar avant la fin du monde, Samedi?
sarah-k : C'est encore la fin du monde. Non ! Samedi, mariage....
castor : Dimanche?
suzanne-r : Simplement un p'tit coucou :-)
sarah-k : Un p'tit coucou Suzanne.
suzanne-r : 14/07/07 - je re-visite mon joueb ... que c'était naïf... mais je ris encore en lisant tes commentaires :-)
suzanne-r : 14/07/17 :-))) à force de visiter mes archives :-)))
sarah-k : Hello ! Suzanne
27/08/17.
Oui ! On a passé des bons moments.




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"La vie palpitante d'un prof en ZEP" ne l'est plus...
                       La vie palpitante d'un prof en ZEP n'est plus

                     Lycée Jean-Baptiste Corot (1974)
                          Ma prof de philo (Madame Hébert)



"C'est la fin du Blog (plus de lien)

Une procédure disciplinaire est engagée contre moi par le principal du collège.

Il me reproche principalement d'avoir divulgué un moment d'un conseil de discipline, des insultes à son encontre et à l'encontre d'autres personnels dans les commentaires des billets par des visiteurs, d'avoir déformé certaines situations que je rapportais, et globalement de donner une image très négative du collège et de la façon dont il est géré. Cette procédure pourrait déboucher sur un blâme et une mutation d'office.

Je pensais être parvenu à respecter mon devoir de réserve, je pensais être honnête dans ce que je rapportais et dans la façon dont je le rapportais. Apparemment je me trompais."


J'étais une fidèle lectrice de "La vie palpitante d'un prof en ZEP", je dois dire qu'il m'a souvent agacée, je me suis même souvent dit que j'étais un peu maso de lire son blog.
J'ai rarement commenté (1), je me disais que mon point de vue de parent n'apporterait rien à son blog.
Comparant, quelquefois ses élèves à des méduses accrochées à leurs chaises, mon sang de parent ne faisait qu'un tour mais je dois avouer que chaque jour, je faisais un tour sur son blog suivre ses palpitantes aventures.
Et, j'ai fini par sourire.
Je ne me suis jamais demandée, qui il était, où il était et qui étaient ses collègues et ses supérieurs hiérarchiques .
Il les dénommait, la prof de ci, le prof de ça, mon principal, l'élève, mes élèves............
il décrivait une situation que tout le monde connait ou peut supposer, même un parent d'élèves.

Je suis totalement navrée pour lui et lui apporte tout mon soutien.
Je suis quand même maso !

Ce que dit l'Assemblée Nationale

Ecrit par sarah-k, à 11:48 dans la rubrique "ACTU".

Commentaires :

  Nicolas M.
23-02-07
à 13:10

J'ai vu sur un forum que vous souteniez l'excellent BlogProf.

 

Je me permets de vous informer que le site

La Révolution en Charentaises vient de lancer une pétition de soutien.

 

Ca se passe en suivant ce lien .

N'hésitez pas à faire tourner le mot...

 

Bien à vous.


  sarah-k
sarah-k
23-02-07
à 15:53

J'ai dit que je soutenais, l'énervant "blogProf"
Je suis Parent d'élève et ma déontologie de parent m'empêche de prononcer le mot excellent (faut pas déconner) :-)))))))
J'ai signé la pétition ce matin !

  ImpasseSud
ImpasseSud
24-02-07
à 11:06

Là, Sarah, je ne te suivrai pas. Je n’ai jamais lu le blog dont tu parles ici, mais le fait que le professeur en question brandisse les mots « réserve » et « honnête », me ramène à ce que j’ai déjà écrit chez moi il y a plus d'un an, dans une circonstance analogue même si légèrement différente. A mon avis, on abuse de plus en plus de ces termes, sans parler de celui de « liberté d’expression » dont on semble avoir perdu la notion exacte.


Ici, la question se présente sous trois aspects :

1) A mon avis, il est extrêmement grave que certains professeurs ne sachent pas, d’une part, que la liberté est un concept qui ne signifie pas qu’on peut tout se permettre (tout raconter dans le cas présent), et d’autre part, faire la différence entre « liberté d’expression » et « liberté d’exhibition ». Qu’enseignent-ils à leurs élèves ?! Un professeur qui a ou voit un ou des problèmes d'importance au sein de « son » école a à sa disposition quatre possibilités d’exprimer sa « liberté d’expression » : exprimer directement son avis, sa protestation ou autre auprès du corps enseignant de son école, collège ou lycée, s’adresser à son inspecteur d’académie, en parler à son syndicat, demander une mutation. Faut-il rappeler que cette « liberté d’expression » est loin d’être consentie dans tous les pays ? Par contre, faire entrer le détail de ces mêmes faits dans le domaine public à travers un blog que tout le monde peut lire relève de l’exhibition ou du commérage, même si c’est sous le couvert de l’anonymat ou de périphrases, l’un et l’autre ayant les jambes courtes, comme on peut le voir.

2) A force de jouer aux jeux de rôles, il semble qu’on ait fini par oublier qu’un rôle n’est presque jamais un jeu. Si toutes les professions ont une utilité, toutes celles qui touchent à l’éducation revêtent, en plus, un « rôle » de respect des autres et de discrétion avec lequel il faut se garder de jouer. Et quand, pour finir, on l’exerce dans le cadre de la « Fonction publique », on assume un second rôle, celui de représenter un « corps » dont on a accepté les règles en y entrant, règles qu’on ne peut pas oublier quand ça vous chante.

3) A cela, j’ajouterai que, chez les enseignants, la mode du déballage sur les blogs s’est surtout répandue parmi les membres de la Fonction Publique, pratiquement sûrs de ne pas perdre leur emploi. Un enseignant en école privée y réfléchit à deux fois avant de se lancer, car il sait qu'il risque immédiatement sa place.

 

Alors, il serait peut-être bon d'évoquer un peu moins facilement les principes de « réserve » et d’ « honnêteté ». A mon avis, un enseignant peut très bien tenir un blog, mais il a le devoir de se cantonner à des sujets, neutres ou spécifiques, qu'il accepterait d'exposer au grand jour et en personne sur une place publique. J’en profite pour tirer un grand coup de chapeau à Miss Lulu, néo professeur universitaire, qui vient de fermer son blog en pleine popularité, après quatre ans de sympathie informative, triste ou gaie, extrêmement sérieuse et critique ou gentiment joueuse, simplement parce qu’elle a compris que celui qui vous lit, lit souvent bien autre chose que ce que vous y avez écrit et que certaines fonctions, comme celle de professeur justement, sont incompatibles avec cette ambiguïté.

 

A part cela, ta photo est bien sympathique. Moi, je ne possède aucune photo officielle de cette époque-là si ce n'est une photo de ma classe de seconde, dans le plus grand désordre. :-)


  sarah-k
sarah-k
25-02-07
à 18:31


Je ne répondrai que sur le phénomène des blogs et non pas sur ce que pourrait faire un fonctionnaire au sein de son établissement pour dénoncer ou améliorer une situation.

"Alors, il serait peut-être bon d'évoquer un peu moins facilement les principes de « réserve » et d’ « honnêteté ». A mon avis, un enseignant peut très bien tenir un blog, mais il a le devoir de se cantonner à des sujets, neutres ou spécifiques, qu'il accepterait d'exposer au grand jour et en personne sur une place publique. J’en profite pour tirer un grand coup de chapeau à Miss Lulu,........."



Oui! sans doute mais le blog risque d'être insipide, pour l'éducation nationale et les collèges en ZEP, cela risque de donner cela : Bon, tout va bien, circulez, il n' y a rien à voir !
Je remarque que Miss Lulu dans son message de bye-bye dit ceci :"je suis aussi fatiguée de ne pouvoir parler que de sujets “pas dangereux” pour ne fâcher personne."

Alors, quoi faire ??
LeProf a décidé de raconter " Sa vie palpitante d'un prof en Zep" sous différentes rubriques, les élèves , la difficulté d'enseigner, les mathématiques au collège, les petits incidents, les gros incidents, la violence au collège, sujet, que l'on connait tous, il suffit de regarder les actualités, le fonctionnement et les dysfonctionnements de son collège.
Evidemment, c'est cette dernière rubrique qui peut poser un problème.

C'est pourquoi la question a été posée à l'Assemblée.



Question du député Robert Lecou adressée au ministre de la fonction publique et relative aux journaux personnels sur Internet, appelés « blogs ».


Ce nouveau moyen de communication et d'échange connaît un grand succès et des fonctionnaires ont ouvert, à titre purement personnel, des blogs où ils relatent leur vécu professionnel, leurs attentes, leurs joies et leurs déceptions. Récemment, deux blogs dont les auteurs étaient connus uniquement sous leur pseudonyme, celui d'un inspecteur du travail et celui d'un policier, ont fermé, l'un sur injonction de sa hiérarchie, l'autre préférant avoir une position officielle de l'administration avant de continuer. Il semble qu'il existe dans ce domaine une incertitude qu'il convient de lever, pour concilier la liberté d'expression et les obligations, notamment de réserve, qui peuvent incomber à un fonctionnaire en activité.
Il lui demande donc sa doctrine sur les conditions dans lesquelles des fonctionnaires peuvent tenir un blog sur Internet.

Réponse publiée au JO le 30/01/2007, p. 1101

L'obligation de réserve, qui contraint les agents publics à observer une retenue dans l'expression de leurs opinions, notamment politiques, sous peine de s'exposer à une sanction disciplinaire, ne figure pas explicitement dans les lois statutaires relatives à la fonction publique. Il s'agit d'une création jurisprudentielle, reprise dans certains statuts particuliers, tels les statuts des magistrats, des militaires, des policiers... Cette obligation ne connaît aucune dérogation, mais doit être conciliée avec la liberté d'opinion, et celle, corrélative à la première, de l'expression de ces opinions, reconnue aux fonctionnaires à l'article 6 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

Dans le cas particulier du web log, ou blog, qui peut être défini comme un journal personnel sur Internet, la publicité des propos ne fait aucun doute. Tout va dépendre alors du contenu du blog. Son auteur, fonctionnaire, doit en effet observer, y compris dans ses écrits, un comportement empreint de dignité, ce qui, a priori, n'est pas incompatible avec le respect de sa liberté d'expression. En tout état de cause, il appartient à l'autorité hiérarchique dont dépend l'agent d'apprécier si un manquement à l'obligation de réserve a été commis et, le cas échéant, d'engager une procédure disciplinaire.



Donc de construction totalement jurisprudentielle, cette obligation se définit comme l'obligation faite aux fonctionnaires d'user de mesure et de retenue à l'occasion de l'expression publique de leurs opinions.
Il n'est donc pas pour l'instant interdit de parler de sa fonction ni de relater certains faits mais d'user de mesure et de retenue.
Ce nouveau cas, s'il va en justice apportera sans doute de la nouvelle matière à la jurisprudence.

Mais, pourquoi donc, un fonctionnaire ne sortirait t-il pas de sa réserve pour évoquer une situation, de graves dysfonctionnements et pourquoi donc en accepterait t-il toutes les règles de son corps ??
Au regard de l'histoire, je me félicite que certains fonctionnaires aient pu désobéir à leur hiérarchie et agir selon leur conscience (mais on s'éloigne de notre sujet)

Le cas que tu évoques dans ton article est un peu différent, il y a mélange des genres, dirais-je, vie privé, vie professionnelle.
Dans le cas qui nous intéresse, LeProf narre au jour le jour ses aventures dans un collège en ZEP, c'est un témoignage....
Ce que je soutiens, c'est plus la liberté de pouvoir s'exprimer sur une profession difficile et aujourd'hui en ligne de mire que la personne du Prof en elle même.
Les Profs du privé sont en France payés par l'éducation nationale, il n'y a pas plus de risque pour les uns que pour les autres.
J'ai remarqué en effet que ce sont les profs de ZEP qui ont tendance à prendre la parole sur le web mais ce sont ces collèges classés en ZEP qui concentrent aujourd'hui tous les problèmes.

Vive, l'internet, j'ai retrouvé cette photo de ma Prof de philo sur le site "Copains d'avant", c'est une classe de terminale mais pas la mienne, mes parents ont jeté toutes mes archives !
(Les parents, si vous voulez m'attaquer en justice pour diffamation, sachez que j'ai un témoin et que j'ai un copain, avocat) :-))))









  ImpasseSud
ImpasseSud
25-02-07
à 20:59

Re:

Sarah, tu ne m'as pas convaincue :-))))

Je continue à trouver ce procédé incorrect, si, sous le couvert de l'anonymat, on rend publics des faits qui impliquent d'autres personnes à qui on n'a pas demandé leur avis. Tôt ou tard, il est tout à fait logique que ça vous retombe dessus. Il faut être un peu naïf pour ne pas y penser. En plus, c’est terriblement anti-éducateur : on se demande ensuite pourquoi les élèves en font autant !!!!


La notoriété publique des dysfonctionnements des ZEP - encore qu'il ne faille pas généraliser, sur mon joueb, un jour on a  posté un témoignage qui va dans l'autre sens (je vais essayer de le retrouver) - est bien antérieure à la mode des blogs, et ce n’est pas une dénonciation de plus, sous l’anonymat qui plus est, qui va y changer quelque chose. Quand Miss Lulu dit qu’elle est lasse de ne pouvoir parler que des sujets pas dangereux, cela signifie surtout que depuis qu'elle est prof, elle ne peut "plus" le faire. En plus, en tant qu'étrangère, elle est en attente d'un permis de résident. Elle a donc compris que le blog n’est pas cette panacée libératrice qu’elle croyait, et que nous croyons tous au début. C’est la conclusion à laquelle arrive tôt ou tard tout bloggueur responsable vivant dans un pays démocratique, avant d’en arriver au bras de fer ou dans un cul-de-sac où il faudra laisser des plumes.


Pour en revenir au cas présent, cela ne signifie absolument pas qu’il faille tolérer une situation insupportable et se taire, mais plutôt que si on veut que les choses changent, il faut savoir mener ses batailles, éventuellement sur un plan plus large ou plus généralisé et en s’alliant avec des personnes qui pensent la même chose. J'ai moi-même vécu une de ces expériences que je ne raconterai certainement pas sur mon joueb, même si c'est de l'histoire ancienne. Mais si on tient vraiment à rendre la chose publique parce qu'on pense que ça peut avoir une utilité, alors on publie un « J’accuse » quelque part et on signe de son nom.


Toujours à mon humble avis, si les pétitions ont perdu de leur force, c’est parce qu’on les déclanche plus souvent pour des raisons de sympathie que pour une cause valable. Dans la vie, il arrive qu'on ait tort (et ici je me réfère à notre prof), et il faut savoir le reconnaître, sans toujours vouloir tout mettre sur le plan jurisprudentiel. 
L'avis à tes parents est tout simplement ... sans équivoque ! :-))))


  sarah-k
sarah-k
27-02-07
à 15:38

Je n'avais pas la prétention de te convaincre :-)))

Mais le débat est intéressant.

Procédé incorrect, je ne sais pas.... je dirais que cela dépend des cas (tu vois , je ne prends aucun risque) :-))

Christophe Grebert dans monPuteaux prend le risque de tout déballer, tu me diras que là, il s'agit d'une municipalité et normalement les élus doivent rendre des comptes à leurs administrés.
Cela lui a valu un procès mais il continue hardiment.
Si, il avait demandé, l'avis aux personnes, imagine, leurs réponses :-)))

Maitre Eolas, quant à lui, a annoncé la couleur " Sur le secret professionnel : il est très aisé pour moi de le respecter.
Je ne parle pas de dossiers dans lesquels j'interviens, point.
Pour le reste, la loi est publiée, et les audiences sont publiques : je ne fais que raconter ce que je vois, spectateur privilégié car mieux assis et qui parle la langue du juge.
Aucun de mes clients ne verra son histoire racontée ici. Si je dois parler d'un incident qui m'arrive, je suis muet, ou très vague sur le dossier qui m'a amené là.
Si je devais raconter une audience à huis clos (divorce, mineur, chambre de l'instruction), je veille à ce qu'aucun élément permettant d'identifier les personnes concernées ne figure dans l'article, quitte à modifier les éléments non pertinents.
Et pour ce qui est des propos que je reçois à titre confidentiel, ils me suivront dans la tombe."

Certainement que l'on devrait se poser la question de l'anonymat et de pourquoi on raconte certaines choses et comment on les raconte.

Dans le cas qui nous intéresse, je ne suis pas sûre que LeProf veuille mener un combat (en tout cas, je ne le sais pas).
Son propos est de raconter "sa vie palpitante de Prof en Zep", je pense sincèrement qu'il a le droit de le faire, cela ne me choque pas, et de toute façon, il l'a pris ce droit ( tu te rends compte, la mine d'or pour les futurs sociologues, historiens, écrivains)

Je pense que cadre de la loi sera important pour clarifier la situation des salariés et fonctionnaires s'exprimant sur leurs entreprise, pour l'instant, c'est au cas par cas.

J'ai soutenu de la même façon, les collégiens qui ont été exclus par conseil de discipline de leur établissement pour avoir sur leurs blogs traité leurs Profs de "gros cons".
Ces ados n'avaient pas pris la mesure que le web est un espace public, où il n'y a pas plus de liberté ou moins que dans un autre espace public et où la publicité des propos ne fait pas de doute.
Aujourd'hui, dans certains, réglements intérieurs des établissements, tu as un chapitre concernant les blogs....

En tout cas, le cas du Prof ne vaut pas une mutation , comme le cas de Garfield ne valait pas une révocation. (De Robien est revenu sur sa décision et c'est tant mieux)

Ce qui continue à me choquer sur le web est la levée de l'anonymat, souvent sur dénonciation, une personne se reconnait comme étant un protagoniste d'une situation décrite dans un blog.
La personne se reconnaissant, porte plainte et dans ce cas le F.A.I (fournisseur d'acces internet) est obligé de donner les coordonnées (IP) de l'internaute. c'est pas banal comme procédé!

A ma connaissance, les pétitions n'ont pas perdu de leur force, en tout cas devant les bailleurs, elles ont toujours leurs effets magique :-))))

Je me souviens que la lettre d'Eolas à Gilles de Robien m'avait fait rigolée (la lettre pas les commentaires ).

Bon, c'est la dernière fois que je soutiens un Prof :-))))))


  ImpasseSud
ImpasseSud
28-02-07
à 17:48

Re:

Encore un petit grain de sel, après je me tais ! :-)))))

 

Tout d’abord, chez moi, je viens de retrouver la petite discussion à propos des ZEP dont je parlais plus haut. Ce qui confirme bien que les prof du privé, même s'ils sont payés par l'Etat, sont bien souvent en CDD.

 

Quand je parlais de procédé incorrect, je me référais exclusivement au cas du Prof. Ça fait un certain temps que je connais les deux blogs que tu cites, à l’occasion je les ai même relayés chez moi l’un et l’autre (son article dans ma colonne de droite). Mais le premier mène sa bataille au grand jour en assumant ses risques et le second sait manier la discrétion, ce qu’apparemment notre Prof ne sait pas faire. Il ne reste donc plus qu’à attendre de connaître la décision que l’on prendra à son endroit. En attendant, je pense qu’on ne clarifiera rien du tout, car il n’existe aucune solution qui puisse régler ou réglementer définitivement et équitablement ces questions. Aucune loi, arrêté, décret, règlement (ici je me réfère aux adultes) ou menace de sanctions ne sera jamais en mesure de remplacer la notion intrinsèque de respect des autres.

 

Il y a quelques années de cela, au cours d'une émission italienne qui m'intéressait, le conducteur, un vieux coq qui était sûr de détenir les secrets de la sagesse, avait lancé le cocorico suivant : "En Italie, nous avons une législation à l'avant-garde, dans le sens que nous sommes le pays avec le plus grand nombre de lois d'Europe." J’étais restée bouche bée, car, à mon avis, l'obligation d'avoir un très grand nombre de lois, le fait de devoir en ajouter sans arrêt, démontre au contraire l'immaturité des citoyens d'un pays, incapables d’autodiscipline, ou de mettre, d'eux-mêmes, des limites honnêtes, décentes et respectueuses des autres à leurs propres comportements.
C'est ainsi que dans la législation italienne il n'est pas rare de trouver, dans le même chapitre, une loi et son contraire vu qu'il faut bien faire plaisir au plaignant et à sa victime. Mais la victime n'étant pas forcément plus/moins honnête que le plaignant, en cas de litige, l’un et l’autre se retrouvent à la merci du juge qui, à son choix, selon son bord ou selon les influences du moment, peut incriminer ou relaxer à son bon plaisir et en toute légalité, sans tenir aucun compte de la raison ou du tort. Est-ce une bonne manière de rendre la justice ? Dans cette façon de faire se trouvent tous les prémices pour une anarchie ou une dictature, mais certainement pas pour une démocratie digne de ce nom. Au mieux on aboutit à une stagnation, entre mécontentement et exaspération.

Sur le plan sociologique, puisque tu y fais allusion en défense de l'intérêt du blog de notre prof, je crois que, en matière d'Education nationale, notre société s'est enfilée dans une voie apparemment sans issue où elle s'est lourdement embourbée. Cela a commencé par l'invasion de l'Ecole par les parents, avec la complicité de l'Education nationale, complicité aux motivations si vastes qu'elles sont difficiles à cerner, mais qui a cependant suggérer, dans l'esprit des élèves, la notion du "diviser pour mieux régner". Sans vraiment s'en rendre compte et peu à peu, avec l'adjonction progressive d'un tas d'excuses et dérogations possibles (pour éviter d'affronter sérieusement la question ? ), on a tout simplement saboté l'autorité du corps enseignant qui, dans sa majorité, en est ressorti et en ressort largement frustré, sauf exceptions un peu trop rares. D'où le déballage-libérateur sur les blogs, puis la reprise du système par les élèves. Je ne suis pas tout ce qui se passe en France à ce sujet, mais en Italie, on en est arrivé à un stade terrifiant avec la publication de courts-métrages (filmés en classe avec les portables) de passages à tabac d'handicapés sous les yeux des professeurs, scènes d'attouchements sexuels entre élèves et prof (qu'en dirait notre proviseur ?) etc... et pas dans les ZEP.
Dans tout cela, j'ai l'intime sentiment, qu'aujourd'hui, en matière d'Education nationale, on ignore délibérément l'ampleur du problème, se contentant de privilègier une classe sociale assez restreinte, en laissant que le reste aille à vau-l'eau. Quant à l'usage du conseil de disciple, on l'exerce désormais sans le moindre critère, aussi lourdement pour les fautes vénielles que légèrement pour les fautes graves. Les sociologues de demain seront-ils capables de saisir la dégradation généralisée de cette situation, dans tout son ensemble ?
Bref, je ne vois pas comment notre société pourra s'en sortir. En tout cas, certainement pas à travers le déballage sur les blogs et ni même à travers un examen-jugement au cas par cas.

Pour en revenir aux blogs, je pense que ceux qui se laissent aller à des déballages « irréfléchis » font au contraire du tort à tous les bloggueurs, car ils finissent par susciter des demandes d'identifications, interruptions, restrictions, sélections, des dénonciations, etc... exactement ce qui est en train de se passer. Ces protestations n’ont pas forcément quelque chose à voir avec un désir de censure, mais, - et c’est là que se trouve le danger -,  elles peuvent servir de prétextes ou de bases pour serrer la vis... exactement ce qui pourrait finir par se passer. Il me revient tout à coup à l’esprit une phrase d’Honoré de Balzac : "La liberté enfante l'anarchie, l'anarchie conduit au despotisme et le despotisme ramène la liberté."  
A quel stade en sommes-nous, à ton avis ? :-)


  sarah-k
sarah-k
02-03-07
à 10:42

Il me revient tout à coup à l’esprit une phrase d’Honoré de Balzac : "La liberté enfante l'anarchie, l'anarchie conduit au despotisme et le despotisme ramène la liberté."
A quel stade en sommes-nous, à ton avis ? :-)

En ce qui concerne les blogs, il me semble que nous en serions à "la liberté enfante l'anarchie" :-))))
C'est un dur apprentissage que l'espace public :-))!
Je me souviens ,il y a qq années, j'ai eu du mal à faire comprendre à Robin que son skyblog était un espace public, nous partagions encore le même ordinateur et en allant sur son blog, j'y ai vu ma photo (ma reum) son adresse, cad la mienne, mon numéro de téléphone, la mention suivante : ma reum écrit un blog Place des fêtes, elle critique la mairie parce que ce sont des .... ect
Bonjour, la diplomatie :-)))))
Il a compris (difficilement) et puis s'est très vite lassé de son blog. (tant mieux!)

Je continue à penser que le procédé du prof n'était pas incorrect, je pense que c'est un de ses derniers billets qui a mis le feu aux poudre (la dictée) , ce qu'il raconte est proprement scandaleux.
De toute façon, l'education nationale est toujours la même grande forteresse.
Il ne s'agit pas de multiplier les lois, il s'agit de clarifier les choses et de ne pas laisser une situation où la jurisprudence risque de plus embrouiller encore le paysage.

Dans le cas de Hospidroit, il s'agit encore d'autre chose : "la Direction m'a lancé un ultimatum.
Elle ne supporte pas que mes analyses juridiques profitent à des tiers extérieurs, fussent-ils issus de la grande communauté hospitalière. C'est une stratégie comme une autre."

Tu dis "
Aucune loi, arrêté, décret, règlement (ici je me réfère aux adultes) ou menace de sanctions ne sera jamais en mesure de remplacer la notion intrinsèque de respect des autres."
C'est tout à fait sûr......
Je ne pense pas que LeProf ait fait preuve d'irrespect, peut-être a t-il eu l'outrecuidance de dire à sa hiérarchie : qu'il faut être respectable soi-même pour entraîner le respect des autres.

Toutefois, je suis tout à fait d'accord que nous devons réfléchir sur le fait que nous écrivons sur un support public.
Il est vrai que la liberté d'expression sans contexte, cela n'existe pas.
5. Le 18 février 2007, karl, La Grange a dit :
Hmmm… c'est toujours difficile de prendre position sans connaître tous les éléments.
Le devoir de réserve est normal dans un milieu professionnel, quelque soit la nature du milieu professionnel. Parler de liberté d'expression totale c'est plus facile quand cette expression n'est pas à notre propos.
Imaginez que votre médecin de famille commence à raconter ce qui se passe dans son cabinet avec vous et raconte l'idiot que vous êtes, vos angoisses, etc. Bien sûr, il aura utilisé des pseudos, anonymisé tout cela. Mais pas de pot, vous voyez bien que c'est de vous qu'il parle. Oh et vous êtes aussi certain qu'il y a suffisamment d'éléments pour que votre collègue X vous reconnaisse aussi.
Ce n'est pas simple, vraiment pas simple. Et puis est-ce utile de parler des dysfonctionnements sur un carnet Web, plutôt qu'aux autorités compétences, à l'administration de tutelle dans ce cas, avec le même risque de se faire virer ou exclure mais au moins avec la possibilité, certes infime, de faire bouger les choses.
Liberté d'expression, oui, devoir de réserve professionnelle, oui aussi. C'est une phase d'apprentissage de l'expression publique."
C'est ce que tu dis aussi!
Et, je l'entends parfaitement..........

Deux petites choses que je voulais souligner.
1/ Nous avons deux systèmes privés en France, le sous contrat et le hors contrat (avec l'éducation nationale)
Dans le sous contrat, les Profs ont exactement le même statut que ceux du public, dans le hors contrat, ils sont effectivement sous C.D.D

2/ Je sais que tu as déja fait allusion dans tes articles "A l'invasion des Parents à l'école" ce que je constate sur le terrain depuis 20 ans, c'est que les parents sont toujours à la porte des établissements, pour bla-blater, ils bla-blatent...... c'est sûr mais l'éducation nationale reste la forteresse qu'elle est .






  tourtinet
23-11-08
à 17:24

Re:

je crois sur le site dont vous parlez a été repris par un site pornographique , si je me trompe pas , il faudrait mieux enlever le lien

  sarah-k
sarah-k
23-11-08
à 20:28

Ouiiiiillleuuuuh

Oh, merci, Tourtinet (ça le fait pas un site porno)
J'ai enlevé le lien, merci beaucoup :-)))



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