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Les Voisins de la Place

Bla bla bla bla
sarah-k : Oui ! Je veux bien chanter mais en aucun cas, je prends le RER.
castor : Ne pas prendre le RER est effectivement une sage décision.
sarah-k : Tu es à Paris ?
castor : Oui, oui
sarah-k : Ah ! Ben, on se voit alors.
castor : Le dernier bar avant la fin du monde, Samedi?
sarah-k : C'est encore la fin du monde. Non ! Samedi, mariage....
castor : Dimanche?
suzanne-r : Simplement un p'tit coucou :-)
sarah-k : Un p'tit coucou Suzanne.
suzanne-r : 14/07/07 - je re-visite mon joueb ... que c'était naïf... mais je ris encore en lisant tes commentaires :-)
suzanne-r : 14/07/17 :-))) à force de visiter mes archives :-)))
sarah-k : Hello ! Suzanne
27/08/17.
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La der des der de Lazare Ponticelli
Le dernier poilu français


Lazare Ponticelli


La France rend un ultime hommage très solennel, ce matin, aux Invalides à Lazare Ponticelli, dernier des Poilus français, mort, mercredi à l'âge de 110 ans, ainsi qu'aux 8,5 millions de soldats de la Première Guerre mondiale comme il le souhaitait .

Son histoire résonne étrangement. C’était un Italien, un immigré, un sans-papiers.
Un gamin de 9 ans fuyant un pays natal où l’on crevait la dalle.

Il arrive à Paris, en 1906, Lazare Ponticelli ne connaît ni le français, ni l’alphabet, ni personne. La France l’accueille, c’est du moins ce dont il veut se souvenir. Il se débrouille, vit de petits boulots, devient entrepreneur ramoneur. La guerre éclate.
La Grande !
Lazare voit les Français partir, Lazare, lui, est parti parce que "tout le monde était parti".
Tous les Italiens et les familles étaient partis, plus de boulot, le front pour seul horizon.
Lazare défend la France "parce qu’elle lui a donné à manger".
Mais la France ne voit en lui qu’un étranger et hop...... à la légion étrangère.
Lazare Ponticelli sait à peine se battre, il voit les tranchées, les obus, les barbelés, les copains massacrés, asphyxiés.
Lazare ne sait pas pourquoi il se bat.
Ceux d’en face non plus d'ailleurs!
Il comprend, très vite. "On se tirait dessus et on ne se connaissait pas. Pourquoi ?"

En 1915 , la France renvoie Lazare chez lui, entre deux gendarmes et Lazare recommence la guerre en Italie.
Mêmes horreurs, même fraternité, jusqu’à l’Armistice.
Quand Lazare cherche à se faire démobiliser sous uniforme français, la France refuse, elle ne veut pas de lui. Lazare insiste et obtient gain de cause.
De retour à Paris, Lazare se marie, vit, mais il n’oublie pas. Il ne peut oublier «tous ces jeunes tués».
Le "gâchis" comme il dit .

Lazare Ponticelli n'a obtenu ses papiers qu'en 1939 .
Lazare Ponticelli participera à des activités de Résistance pendant l'occupation.

Qu'il repose en paix.......


Lazare Ponticelli : Le dernier Poilu



Ecrit par sarah-k, à 08:16 dans la rubrique "ACTU".

Commentaires :

  gaillot
18-03-08
à 09:06

Le dernier croche-pattes.

Il finissait bien...
Mais au dernier moment, alors qu'il allait partir en allant se faire voir ailleurs les "honneurs" que la République voulait lui rendre, les descendants politiques des canailles responsables du massacre de cette "grande"guerre... ont réussi à circonvenir le vieux.
Et c'est accompagné d'ces crapules, qu'il s'est baguenaudé du côté des invalides...
Bien sûr, il avait demandé, en contrepartie, que ses camarades européens martyrs de la boucherie, soient associés à cette pétarade démago.
Mais cela n'efface pas, hélas, le pied de nez d'l'histoire fait à cet homme d'honneur.
Par un petit opportuniste et un grand jean foutre qui auraient probab', en 14-18, fait la morale aux poilus, bien planqués à l'arrière du front.
Alors, au risque assumé de m'faire cabosser, je dirais qu'c'est "la der des der du dernier cocu d'poilu" !


  sarah-k
sarah-k
18-03-08
à 09:45

Le dernier croche-pattes.

Tu sais à 110 ans, il est permis de yoyoter, non?
Il n'a jamais voulu d'obsèques nationales.
Même si je peux être d'accord avec ce que tu as dit, je ne veux pas l'exprimer ainsi.
Dans ce post, je parlais, de l'homme Lazare Ponticelli, de l'Italien, du sans-papier, du jeune soldat, du résistant , aucune envie de l'appeler "le dernier cocu d'poilu"

  gaillot
18-03-08
à 09:59

Re: Le dernier croche-pattes.

Je n'suis pas un donneur de leçons.
Ni d'histoire, ni de rien.
Simplement un commentaire qui exprime mon sentiment sur une récupération
politicienne du parcours sans faute d'un ancien combattant.
Une ritournelle banale.
Pas plus.

R.G.


  sarah-k
sarah-k
18-03-08
à 10:21

Le dernier croche-pattes.

Et c'est bien pour cela que j'ai répondu à ton commentaire !

  Blouse-Meta
Blouse-Meta
18-03-08
à 10:45

Re: Le dernier croche-pattes.

En même temps je suis un peu d'accord avec Gaillot
Depuis la lettre de Guy Môquet, la récupp d'images
d'honneurs et de courage elle a bon dos...
 

  sarah-k
sarah-k
18-03-08
à 12:18

Le dernier croche-pattes.

Oui!
Mais, moi je parlais de Lazare, le reste , il s'en fout maintenant.

  sarah-k
sarah-k
18-03-08
à 10:46

Le dernier croche-pattes.

Enchantée!

Pour l'occasion, chantons une petite chanson.

La Chanson de Craonne

Paroles: Anonymes. Musique: Adhémar Sablon 1917

Quand au bout de huit jours le repos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile,
Mais c'est fini on en a assez
Personne ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots,
Même sans tambours, même sans trompettes
On s'en va là-haut, en baissant la tête.

Refrain :
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours,
De cette guerre infâme,
C'est à Craonne, sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau,
Car nous sommes tous condamnés,
Nous sommes les sacrifiés.

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrances,
Pourtant on a l'espérance,
Que ce soir viendra la relève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain dans la nuit et dans le silence
On voit quelqu'un qui s'avance,
C'est un officier chasseur à pied
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe,
Les petits chasseurs vont chercher leur tombe.

C'est malheureux de voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si, pour eux la vie est rose,
Pour nous c'est pas la même chose.
Au lieu de s'cacher, tous sont embusqués
Feraient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendre leur bien car nous n'avons rien
Nous autres, les pauvres purotins
Tous les camarades sont enterrés là
pour défendre les biens de ces messieurs là.

Dernier refrain:
Ceux qu'on l'pognon, ceux-là r'viendront
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les troufions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros
De monter sur l'plateau:
Car si vous voulez la guerre
Payez-là de votre peau!


 


  gaillot
gaillot
18-03-08
à 16:17

Re: Le dernier croche-pattes.

Magnifique chanson !
Merci.

  ImpasseSud
ImpasseSud
18-03-08
à 20:20

Une récup....

... qui tourne une fois de plus autour de la guerre... Dans les hautes sphères on manque singulièrement d'imagination. Pour moi, le beau parcours de Lazare Ponticelli évoque plutôt le temps révolu où, la guerre mise à part, tous les espoirs étaient permis.

  gaillot
gaillot
19-03-08
à 09:15

Re: Une récup....

Non, les hautes sphères ne manquent pas d'imagination pour empapaouter l'citoyen.
En commémorant à tours de clairons et de discours patriotards, en ramenant à la surface les "héros" de toutes les dernières, le nouveau chantre de la patrie, Sarkozy-corner, revient aux grands poncifs démagos du dix-neuvième siècle.
Pour faire oublier ses calamiteux mensonges ?
Probab'.
Et ça va sûrement payer.
Car en effet, qui peut être  insensible aux massacrés de 14-18  ?
Du plateau des Glières ?
Du jeune résistant Guy Moquet ?
Des enfants de confession juive déportés ?
Mais étaient-ce bien des héros sarkoziens ?
J'ai comme un doute.
Mais pas lui.



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